Archives mensuelles : mai 2016

L’absence

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J’affronte l’absence
Qui aggrave le silence.
Avec inquiétude
J’accepte la solitude.

Les fleurs sont fanées,
Leurs pétales parsemés
Décorent le sol.
Ma fièvre prend son envol.

La douleur s’exprime,
Me conduit à la déprime.
Cet instant maussade
Ne permet nulle embrassade.

Oh! Dieux des ténèbres,
Stoppez ce destin funèbre,
Ce mal ingérable,
Cette souffrance incurable.

Que la nuit délivre
Les amants et leurs corps ivres
De baisers perdus
Et de douleurs répandues.

Ecrit le 31/05/2016. Texte et photo ©Daniel Margreth

A fleur de coeur

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Je découvre ton regard
Sous un soleil doré,
Ton sourire picard
Et ton œil amusé.

Je surprends mon émoi
Soudain à fleur de cœur,
Signe de bon aloi,
Comme un accroche-cœur.

Et le son de tes lèvres
Est dans mon souvenir.
Il apaise ma fièvre.
Je veux le retenir.

Que notre nuit s’éclaire,
Que nos oui nous transportent
En lendemains solaires!
Leur éclat nous escorte.

Ainsi main dans la main
Parcourons le chemin
Simplement en humains
Et en joyeux gamins.

Que nos yeux redécouvrent
L’amour en cœur à corps,
Et que nos mains entr’ouvrent
L’intimité des corps.

Ecrit le 19/01/2016. Texte et Photo © Daniel Margreth.

Au fil de l’eau

Exposition

Voilà plusieurs jours que le soleil est de nouveau présent au-dessus de nos têtes et que j’en profite pour reprendre mes balades matinales en bord de Sèvre Niortaise: j’adore partir à pied depuis mon appartement et entamer la promenade par la Cale du Port c’est-à-dire en fait le long du canal de la Sèvre qui débute presqu’ici et se termine près du Moulin de Comporté et de l’écluse qui ferme le canal avant la Sèvre Niortaise proprement dit.
C’est pour moi un moment vraiment agréable de laisser vagabonder mon esprit et mon attention tout en longeant un paysage romantique à souhait et bucolique à quelques minutes du centre ville… Je vais essayer de vous le faire partager!

 Vous commencerez par le quai de Belle-Ile et ainsi observer le canal  dans sa longueur après avoir visionné l’avancée des travaux sur le chantier des anciennes Usines Boinot dont la phase terminale du pavage est presque terminée.
Le niveau des eaux est fort bas et laisse apparaitre un volume important de végétation aquatique envahissante (les jussies et les renoncules) qui font l’objet d’un plan de gestion depuis 1999.
Un peu plus lion, un couple de cygnes habitués à circuler dans le canal et que vous apercevrez souvent lors de cette balade.
Ici, les « jardins solidaires » avec actuellement des épouvantails qui sont de véritables œuvres d’art! Les jardiniers ont mis autant leur savoir faire et leur créativité dans leurs sculptures que dans leurs cultures potagères…
Plus loin l’écluse permet de retrouver la Sèvre Niortaise et ses rives bucoliques que vous pouvez suivre jusqu’à Magné et même encore plus loin si vous êtes courageux…

Après avoir flâner entre les chutes d’eau du barrage sur la Sèvre, la passerelle qui mène à un chemin qui peut vous conduire jusqu’au club d’aviron et l’écluse, sans oublier d’observer avec malice les cerises encore vertes mais pleines de promesses, vous traverserez le canal pour un retour par le quai Maurice Métayer en apercevant tout d’abord un haut lieu des saveurs gourmandes niortaises, le restaurant La Parenthèse, dont je vous parlerai dans un autre billet!
Une cane colvert peu farouche vous observera peut-être crânement depuis le bord de l’écluse: on peut observer sans difficultés aussi de nombreuses gallinules (poule d’eau), de nombreux canards colvert, des cygnes et quelques hérons
Sur le quai, deux maisons du début du 20ième siècle portent des noms évocateurs, La Piscine et Les Palmiers, qui vous feront imaginer des moments joyeux et désinvoltes si utiles en ces moments de crispations sociales importantes…
Après avoir remonté tout le quai, vous filerez par le boulevard Main, la rue Baugier et la rue de Bessac jusqu’au parking du même nom et vous rejoindrez le petit chemin (ancien parcours sportif) en bordure du parc du Pré Leroy que vous traverserez au droit de la piscine et du Skate Parc pour revenir en empruntant la passerelle et le jardin public vers le quai de la Regratterie.
Au passage vous aurez une belle vue sur l’église St André, vous découvrirez quelques peupliers en cours d’abattage, victime du pourridié, maladie cryptogamique mortelle qui s’attaque aux racines, et encore des paysages bucoliques à deux pas du centre-ville!

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Texte et Photos © Daniel Margreth.

Brève histoire du premier mai

Nombreux sont ceux qui pensent que le premier mai est la fête du travail comme le répète la plupart des médias… Mais l’histoire est tout autre!

La fête internationale trouve son point départ dans la lutte du mouvement ouvrier pour obtenir la semaine de 8 heures, il s’agit alors de jours de grève. Cette commémoration a son origine sanglante, en France, dans les luttes ouvrières de la fin du 19ème siècle.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, ville ouvrière du Nord de la France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers à bout portant et fait neuf morts dont 7 enfants de 11 à 20 ans!

Le 23 avril 1919, sous le gouvernement de Clémenceau qui craint une grève générale, la journée de 8 heures est ratifiée par le Sénat français qui décide également que le 1er mai serait un jour chômé.

En 1941, Pétain dénature la journée du 1er mai en votant une loi pour fêter le « Travail et la Concorde sociale » dans la droite ligne de sa devise « Travail, Famille, Patrie ». Cette fête est supprimée à la Libération.

Elle est à nouveau instituée en 1947 comme une journée chômée et payée dans le Code du Travail. Suspendue pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie, elle reprendra son caractère de manifestation à partir de 1er mai 1968 à l’appel des syndicats.

Source: Wikipédia.