Archives mensuelles : mai 2017

Hommage à Tom McClung

Tom McClung, pianiste de jazz de 60 ans est décédé hier.

Tom, je l’ai rencontré en 2013 lors d’un concert de jazz près de Parthenay où j’assurais la couverture photographique pour l’organisateur du festival: « Le jazz bat la campagne ».
Il s’y produisait en duo avec le saxophoniste Jean-Jacques Elangué.
Je l’ai retrouvé en 2014, toujours lors du même festival, mais cette fois-ci en duo avec le saxophoniste Steve Pots où d’ailleurs, avec sa malice légendaire, il avait, en fin de concert, joué de la trompette et chanté un standard!

Tom était un pianiste et compositeur talentueux né en 1957 à New York et arrivé en France dans les années 90. Il avait accompagné le célèbre saxophoniste Archie Shepp pendant plus de 20 ans.

Je retiendrai, en plus de son talent reconnu, sa gentillesse, son amour de la vie et de la musique…

En guise d’adieu à Tom, je vous propose quelques photos au piano prises lors des 2 concerts de 2013 et 2014.

Texte et photos © Daniel Margreth.

Sombres pavés

Les sombres pavés de la ville,
Tel le chaos de nos pensées,
Sont à l’unisson imbécile
De ce jour qui vient de passer.

Nous voulons vivre sans béquille,
Radieux sur le sol mal jointé,
Mais tout se meurt dans des broutilles
Ou des combines inavouées.

Serons-nous, cadavres serviles,
Complices muets ou affamés,
Serons-nous ceux que l’on fusille
Au petit matin sacrifié?

Ecrit le 8 mai 2017. Texte et photo © Daniel Margreth.

La terre craque

A chaque pas, la terre craque
Ainsi depuis la nuit des temps.
Toute agitation dionysiaque
Nous assassine à contre-temps.

Nous marchons pourtant dans ce cloaque
Toujours dans l’espoir d’un printemps.
Malgré ce destin démoniaque
Nos pas valsent à quatre-temps!

Nos larmes remplissent de flaques
Le chemin depuis si longtemps
Que nos cœurs broyés se détraquent.
La vie n’est pas un passe-temps.

La peur obscure est une arnaque
Qui nous pousse à vivre à mi-temps.
Je ferai front en contre-attaque,
Je veux pouvoir t’aimer à temps!

Ecrit le 5 mai 2017. Photo et texte © Daniel Margeth.