02 septembre 2023.
c’est au moment du café
avec son odeur matinale
que mon esprit s’éveille
que mes doigts s’agitent
dans l’instant éphémère
de mon espace personnel
au milieu de la souffrance
qui habille mes requêtes
il faudra attendre le bug
pour identifier les erreurs
griffonnées sur le web
avec tant d’autres sujets
dans l’attente du temps
pendant l’hiver perdu
de la poésie pathétique
les mots s’échappent tous
comme une bouteille à la mer
une fuite dans l’abstention
au milieu d’après-midi sombres
où des parents sont revenus
pour le meilleur et pour le pire
la blessure infantile ouverte
quelques mots écrits sans fin
sur les lignes de la mémoire
quelques idées sur le papier
comme sur le divan d’un psy
musique claironnée de peur
pour échapper à la trahison
impossible rêve d’un enfant
il devra supporter les mots
ceux des autres et les siens
dans le brouhaha des songes
de la mémoire ou de la folie
cette prison n’est qu’incertaine
comme dans un ciné-débat
où tout se joue dans la salle
Il s’imagine tout minuscule
pour ne devenir qu’un invisible
transparence du torrent glacial
son funeste cœur court la flamme
qui saura allumer un feu intérieur
et partager la chaleur amoureuse
Le moment du café s’estompe
son odeur matinale s’atténue
mon esprit s’endort doucement
mes doigts perdent leur agilité
l’instant maintenant se refuse
l’espace personnel se referme
et avec lui la souffrance se tait
Copyright Daniel Margreth.
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l’ angoisse du réveil…
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