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Brève histoire du premier mai

Nombreux sont ceux qui pensent que le premier mai est la fête du travail comme le répète la plupart des médias… Mais l’histoire est tout autre!

La fête internationale trouve son point départ dans la lutte du mouvement ouvrier pour obtenir la semaine de 8 heures, il s’agit alors de jours de grève. Cette commémoration a son origine sanglante, en France, dans les luttes ouvrières de la fin du 19ème siècle.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, ville ouvrière du Nord de la France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers à bout portant et fait neuf morts dont 7 enfants de 11 à 20 ans!

Le 23 avril 1919, sous le gouvernement de Clémenceau qui craint une grève générale, la journée de 8 heures est ratifiée par le Sénat français qui décide également que le 1er mai serait un jour chômé.

En 1941, Pétain dénature la journée du 1er mai en votant une loi pour fêter le « Travail et la Concorde sociale » dans la droite ligne de sa devise « Travail, Famille, Patrie ». Cette fête est supprimée à la Libération.

Elle est à nouveau instituée en 1947 comme une journée chômée et payée dans le Code du Travail. Suspendue pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie, elle reprendra son caractère de manifestation à partir de 1er mai 1968 à l’appel des syndicats.

Source: Wikipédia.

L’art au féminin / Mairie de Niort.

L’art au féminin, c’était une bien belle idée de la mairie de Niort, mais voilà que l’expo crée la polémique…

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Cette expo qui se déroulait du 26 au 29 avril (alors que le 29 avril 1945, les femmes votaient pour la première fois en France) dans le cadre d’un évènement de la ville de Niort sur le thème de la représentation et de la place de la femme dans l’univers de l’art avec la participation d’artistes plasticiens (Julie Galiay, artiste peintre de Royan et Franck Ayroles, sculpteur ),  une lecture de Camille Claudel par l’association Impulsions Femmes (qui milite pour l’égalité femmes/hommes) , une présentation de l’évolution de la condition de la femme en tant qu’artiste par Daniel Courant et l’intervention de  Martine Lacas, docteur en histoire et théorie de l’art.

Exposition

C’est le choix du contenu de l’expo qui semble bien être particulièrement « décalé » par rapport à l’objectif global de l’évènement… En effet la présentation d’œuvres artistiques, dont chacun jugera de la qualité en fonction de son intime conviction, nous propose une vision particulière de la femme, morcelée et très sexualisée.

ExpositionLes artistes embarqués dans cette galère se défendent de l’absence de message de leurs œuvres mais celles-ci viennent heurter les féministes présentes au vernissage ainsi que tous ceux qui militent contre le sexisme ou soutiennent ce combat.

Exposition

En tout cas, il faut retenir de ce couac que les bonnes intentions ne sont pas suffisantes, et que tout choix culturel est politique!

Texte et Photos © Daniel Margreth.