27 février 2024.
la voix trop lointaine danse dans l’âme
des étoiles filantes de la nuit
le silence passager emplit l’espace
d’un instant à l’autre
vivre avec l’absence d’amour
au milieu des rêves anéantis
par un président va-t-en-guerre
d’un instant à l’autre
s’enfuir dans les mots chaque matin
pour conjurer l’apocalypse qui vient
sans aucun retour possible
d’un instant à l’autre
assembler les lettres déferlantes
dans l’écume des pensées douces
des vagues innocentes des âmes
sous l’arc de triomphe des douceurs
d’un instant à l’autre
aimer en silence sur nos écrans noirs
au milieu d’après-midi ensoleillé
sans le bruit assourdissant
de nos bombes là-bas
d’un instant à l’autre
effacer les messages d’erreur
sur les tablettes débranchées
définitivement abandonnées
sur la toile dorénavant muette
d’un instant à l’autre
Texte et photo copyright Daniel Margreth
En savoir plus sur Jour et Nuit
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
