3 juillet 2024.
au milieu du désastre
mes yeux fragiles ne voient plus rien
que l’infinie beauté de la branche
j’en oublie les pensées nauséabondes
je pense à son destin végétal
sans aucun doute
sur le chemin éphémère
de l’instant séculaire
est-elle consciente de son rôle
dans l’harmonie générale
dans la nuit des temps actuels
la nature œuvre t’elle sans cesse
dans l’intérêt global du monde
sans se préoccuper de la solitude
de l’état d’âme des hommes
la branche soulage ma peine
et agitent ses feuilles aimables
sous l’effet de la bise légère
devant mes yeux médusés
au milieu du désastre
Texte et photo Daniel Margreth
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