6 août 2024.
Elle était toujours là
la solitude des mots vagabonds
dans les yeux aveugles d’un matin blafard
enfermée au fond d’un moi
que je ne connaissais pas encore
que je ne reconnaîtrais sans doute jamais
perdu au moment précis
d’une enfance brisée
Le monde est démoniaque
dans mes souvenirs d’éternité foudroyée
de ce gosse insouciant
condamné à rêver pour s’échapper
du désastre annoncé
depuis si longtemps
Les mots sont devenus mes étoiles
d’abord en rêves lumineux
qui éclairaient mon firmament
puis des papiers remplis avec la frénésie
du désespoir infini de l’absence
qui me ramenait à la solitude primitive
Elle est toujours là
la solitude des mots vagabonds
je la suis docilement
jusqu’au dernier crépuscule
Texte et photo Daniel Margreth
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