17 août 2024.
non
ce n’est pas nouveau
comme tous les matins
le double noir et son gâteau
se trouve sur la table du café
où les mots silencieux
deviennent écriture
non
ce n’est pas nouveau
sous la pluie matinale
il n’y a pas de mots silencieux
c’est un bruit qui remplit
mes oreilles usées
celui de la misère accumulée
dans tous les conflits sur ma terre natale
celui des amis inconnus sous les bombes
non
ce n’est pas nouveau
les cauchemars séculaires
sont de retour dans la torpeur estivale
des consciences endormies
au milieu des après-midi ensoleillés
d’un repos bien mérité
loin des conflits inhumains
non
ce n’est pas nouveau
les marchands d’armes
les yeux rivés sur leur profit sans âme
les dirigeants avides du pouvoir
qui raconte un monde démoniaque
l’information dirigée par le profit
les hommes devenus frileux
les yeux fixés sur les écrans
non
ce n’est pas nouveau
Texte et photo Daniel Margreth
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