21 septembre 2024.
c’est l’heure là-bas
de la folie humaine
au moment du soleil couchant
au magnifique instant de l’horizon
dans sa couleur rouge d’angoisse
c’est l’heure ici
des caresses douces
au moment où les yeux brillent
et que les doigts orphelins
explorent les plaisirs inavoués
c’est l’heure là-bas
des explosions aveugles
des cris de la détresse humaine
au milieu des corps déchirés
c’est l’heure ici
des larmes heureuses
au moment obligé des regards
et du libertinage des corps nus
sans aucune retenue
c’est l’heure là-bas
des exécutions sommaires
dans une guerre sans limite
qui tue des enfants innocents
au nom du droit de se défendre
c’est l’heure ici
des cris libérés sans retenue
dans les silences coupables oubliés
à l’instant décisif des ébats
où les esprits vagabondes
c’est l’heure partout
dans le déchirement du temps
des images qui défilent sur l’écran
et qui bousculent sans ménagement
les meilleurs moments de la vie
Texte et photo Daniel Margreth
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