18 octobre 2024.
si longtemps déjà
que le temps maussade pleure devant
le silence abyssal du monde
que les mots s’alignent
que les feuilles tombent
que les chemins se noient
dans des larmes d’étoiles silencieuses
au dessus des têtes blessées
avec le temps qui passe et transforme tout
si longtemps déjà
que nous le regardons sans bouger
perdus dans nos rêves brisés
dans le silence assourdissant
de l’impuissance solitaire
de la trahison collective
de nos croyances infantiles
perdues dans la tempête sidérale
avec le temps qui passe et transforme tout
si longtemps déjà
que ce perpétuel tempo matinal
me conduit au café des maux
dans la dérision d’autres mots
pour délivrer mon âme si peu innocente
de l’éternel poison du doute
qui ronge mes tempes grises
même si la mémoire se défait
avec le temps qui passe et transforme tout
Texte et photo Daniel Margreth
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Magnifique je n’ai pas d’autre qualificatif
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Merci Gyslaine !
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