Comme si  

21 novembre 2024. 

la douceur des gouttes de pluie  

caresse mon visage d’automne  

sur le chemin éphémère du bar  

où se produit le miracle des mots  

tous les matins  

devant un café  

posé sur une table accueillante  

au milieu des conversations habituelles 

qui effacent la conscience mortelle  

du temps passé  

depuis longtemps  

comme si rien ne pouvait changer  

la lumière blafarde de l’instant 

dans les yeux aveugles d’amour  

ou dans les parfums disparus  

des larmes d’étoiles revenues  

parle du film des souvenirs  

encore présents pour un moment  

malgré l’émotion orpheline  

de la folie intense des rêves  

toujours espérée 

dans les mots silencieux du bar 

masqués par la fureur du matin  

comme si rien ne pouvait changer  

Texte et photo Daniel Margreth


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Daniel Margreth

Jour et Nuit. Des nouvelles d'ici et d'ailleurs. Photoreportages, Billets d'humeur, Art et Culture.

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