2025.
Depuis l’absence de bruit
malgré l’émotion des chagrins anciens
et les souvenirs
des autres années oubliées
depuis le premier jour de respiration
jusqu’au dernier souffle
du dernier instant d’orage
je vis à côté d’un rêve d’arc en ciel
que mes yeux aveuglés inventent
chaque matin blafard
pour essayer de vivre sans penser
au lendemain impossible
Depuis la nuit suspecte
où la musique éternelle des larmes
finit par tout emporter
dans un silence glacial
depuis les maux éparpillés
sur les chemins interdits du monde
où mes yeux se consument
je surprends maintenant les mots
d’un vent matinal
qui souffle sur les braises
d’un feu de joies inédites
et qui les pousse vers le firmament
d’une douceur imprévue
Texte et photo Daniel Margreth
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