2025.
dans l’infini de l’alignement des échalas
où le regard s’éloigne sans peur
jusqu’au silence amoureux
nous n’avions jamais cessé d’espérer
le souffle infime d’une pensée libérée
loin du vêtement noir des guerriers arrogants
les fleurs seraient encore plus belles
dans les ébats innocents de l’imaginaire
les enfants seraient turbulents à l’infini
dans leurs envies magnifiques et libres
mais les vieux démons sont revenus
les mots sombres ont dominé la crise
les peurs sont devenues silencieuses
les yeux aveuglés par le soleil couchant
les pensées ne pouvaient plus s’échanger
sans les cris et les outrances
les regards se sont dispersés dans le vent d’hiver
les corps amoureux eux-mêmes sacrifiés
la fureur a rendu invisible à jamais
l’alignement des échalas
Texte et photo Daniel Margreth
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