2025.
au son du premier blues
sous le silence glacial
du petit matin pourtant ensoleillé
qui accompagne le double expresso
sur la table ronde
du café des arts
les mots s’échappent
doucement
pour tenter de retrouver les rêves
perdus dans la fumée
d’une cigarette imaginaire
à peine consumée
au son de nombreux autres blues
dans l’ombre dévorante
de la mémoire
les mots se répètent
sans cesse
jusqu’à l’épuisement neuronal
à l’instant définitif
où les mots deviennent trop silencieux
ils disparaissent
perdu dans la fumée
de la pensée consumée
au son vertigineux du dernier blues
Texte et photo Daniel Margreth
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