08/08/2025.
le saxophone criait
au petit matin
d’un son plein de nuances de blues
pour celui qui veut bien
l’entendre
lui il ne dirait rien avant le lendemain
jusqu’à ce que l’absence
de ce blues permette enfin
de bien le comprendre
les doigts sans hésitation
sur les touches
il imaginait l’effet produit
chez les autres
les yeux fermés pour respirer
la musique
elle s’éparpillait dans l’air
comme un précieux baiser
d’amour
le saxophone criait
ce que ses lèvres pourtant ouvertes
n’oseraient jamais dire
orphelines des mots
pour l’éternité passagère
des sentiments amoureux
à l’instant sans âge
de l’innocence
Texte et photo Daniel Margreth
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