2025.
égaré dans l’instinct primitif
immobile depuis toujours
dans les méandres des mots d’antan
au milieu du parfum retrouvé
qui envahit lentement mes lèvres
je fais un rêve éveillé au petit matin silencieux
dans le tintamarre permanent
du monde insouciant et sombre à la fois
de l’instant
désarticulé par le vacarme du vent
prisonnier des brumes larmoyantes
d’un automne déguisé qui arrive brutalement
après les caresses furtives et oubliées
les dieux nous inventèrent pour survivre
un instant absolu
que des mots vagabonds rescapés
dans les souvenirs des autres histoires
imaginées par la trahison solitaire
du temps passé sans cesse répété
comme l’ombre de l’éternité impossible
qui envahit lentement mes neurones
pour m’empêcher de voir
l’instant aveugle
Texte et photo Daniel Margreth
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J’adore. Puis-je être muette devant la cécité de l’espace-temps ?
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