2026.
12/03/2026.
si la vie existe encore
entre les nuages
écorchés du cri
des enfants innocents
écrit en lettres noires
par leur peur
je perçois l’indécence de mes mots
sur les feuilles vertes à l’heure
du vacarme sourd
entre les lignes qui n’éclairent
que le bout de mes rêves
quand je suis au café des Arts
si la vie existe encore
au milieu du chaos
des hommes égarés
et muets
devant l’absence cruelle d’un avenir
dois-je écrire encore
sur les étoiles filantes disparues
dans le ciel envahit
par les traces mortifères
des mensonges permanents
qui traversent le ciel noir
pour semer la terreur promise
si la vie existe encore
quelque part dans la galaxie
silencieuse
les yeux rougis
sans l’éclat de nos pensées
amoureuses
je pourrais peut-être t’écrire
un dernier je t’aime
d’espoir silencieux
pour conjurer ensemble le temps
du désastre en boucle infinie
sur les écrans noirs
Texte et photo Daniel Margreth
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