2026.
Écrit le 06/10/2026.
dans le chaos du temps désordonné
juste à la frontière de l’instant
là où tout bascule
entre le jour ou la nuit
il n’y a qu’une fraction ultime
pour penser aux rêves étoilés
restés dans ta mémoire dispersée
par le vent des années
lentement disparues
les larmes inutiles sur ta joue
c’est comme l’éternité brisée
de tes rêves innocents de l’enfance
face au monde insouciant
sans la moindre idée de ta souffrance
ils te jugent sur l’apparence trompeuse
de tes yeux perdus ou rieurs
de tes attitudes provocantes
dans le silence de nos regards
il y a la complicité muette
de tous les instants noirs partagés
face à l’indifférence presque générale
de ce monde aveugle et sourd
enfermé dans sa propre peur
invisible et insouciante
à ta souffrance
jour après nuit
Texte et photo Daniel Margreth
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