19 novembre 2023.
la petite musique tranquille
au comptoir du bar salutaire
où se joue la survie mentale
des sentiments perdus depuis longtemps
couvre le silence coupable des gens
qui hurlent pourtant leurs misères
ici les murs transpirent
toutes les peines et toutes les joies
la fumée des clopes a disparu mais pas le brouillard
invisible destinée tragique des cœurs
épuisés depuis trop longtemps
perdus à chaque instant qui passe
les monologues de ceux qui n’ont pas de mots
égarés à jamais dans un monde insouciant
s’envolent sans rencontrer personne
misérables rêves d’enfants abandonnés
fragiles vies invisibles aux yeux aveuglés
par le discours des étoiles du petit écran
ainsi va le monde du comptoir
les gens s’y croisent sans se voir
chacun devant son café parle pour lui
la misère de la rue dans la tête
la prison sans geôliers ni barreaux
que personne ne veut regarder en face
Texte et photo copyright Daniel Margreth.
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