20 janvier 2024.
j’écris dans l’effroi quotidien
avant d’aller m’exorciser
dans le moulin du temps
les yeux aveuglés par le soleil
mes doigts effleurent l’instant
sur la surface noire du téléphone
les mots s’échappent silencieux
sous les pseudo touches inertes
aujourd’hui comme les autres jours
dans le Bar des Halles
c’est donc ici même face au marché
que mon cœur invente des amours
orphelin aussitôt déçu pour dire
l’impossible rencontre
que mon esprit désarticule les récits
depuis trop longtemps remplis
de vérités imposées
le monde ressemble étrangement
à mon errance quotidienne ici-bas
dans les zigzags des jeux d’enfants
les contradictions sont toujours là
dans chaque mot prononcé
dans le témoignage des uns
dans le spectacle des autres
il faut faire avec la folie humaine
dans l’attente veine d’une vérité
je dois vivre mon propre délire
ébloui par les scialytiques d’argent
des promesses jamais tenues
sur les autoroutes médiatiques
Texte et photo copyright Daniel Margreth
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Un bien beau texte encore…
Merci Daniel.
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Merci Barbara…
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Délire perspicace
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