23 janvier 2024.
le temps s’étire dans nos regards
comme un long fil démoniaque
nous percevons les secondes
elles s’envolent par dizaines
rejoignent les minutes papillons
et s’arrêtent en heures perdues
le temps s’installe dans nos yeux
l’éternité passagère d’un instant
nous marchons sur l’arête factice
passagers clandestins et fragiles
ce qui est devant nos pas sages
est déjà flou dans nos souvenirs
d’un jour à venir déjà vécu hier
quel est le sens de la réflexion
les questions ont-elles des réponses
les réponses sont-elles la question
le tourniquet du temps passager
sous le vent d’automne est partout
notre terre natale sera aussi
notre cimetière dès demain
nos regards bleus se perdent
dans l’immensité céleste
sans voir la page de sortie
dans la lente agonie du temps
Texte et photo copyright Daniel Margreth
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La lente agonie du temps, on l’a ressent peut-être d’autant plus qu’on prend de l’âge…
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Tu as raison, merci Christine!
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