25 février 2024.
dans la pénombre du jour naissant
au milieu de rêves d’enfant
je viens prendre l’initiative
inachevée
de la funeste destinée de l’absence
au moment oublié du texte
quand les mots s’échappent dans l’infini
inutile
pour l’instant déconseillé de l’introspection
la folie amoureuse s’impose
incontournable
dans le silence assourdissant du jour naissant
le ciel me saigne à cœur ouvert
sans pitié devant le vertige abyssal
des rêves abandonnés de l’enfance
qui s’écoulent en larmes
sur les joues déjà sèches
depuis trop longtemps imaginées
de l’hypothétique lecteur
affligé par l’épreuve de mes maux
exposés
sans la moindre pudeur
fuyez avant que le soleil ne se lève
nous serons bientôt tous emportés
dans l’enfer doré des neuroleptiques
sans la moindre pudeur
pour les mots silencieux
de nos chagrins éternels
Texte et photo copyright Daniel Margreth
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Très beau et très poignant, courage à vous.
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Je ne suis que le porte-mot des maux des autres…
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