10 novembre 2024.
tel était le concerto d’automne
sur une vague grise et monotone
le temps d’un voyage instantané
dans les notes invisibles du passé
au milieu de la partition à écrire
qui était devant nos yeux ébahis
vierge de tout dessein
mais pleine de l’espoir
de nos imaginations encore fertiles
et de nos cœurs
toujours orphelins
qui s’emmêlaient un peu trop déjà
pour vivre sur un chemin de retraite
les mains souples
du pianiste céleste
nous avaient propulsés dans l’inconnu
au sein même de nos pensées secrètes
transparentes pour l’Autre
avec un tempo aussi imprévu qu’espéré
qui nous fascinait et nous effrayait
tout autant
après tant d’années sans doute
dans nos équilibres solitaires
malgré les douleurs passées
et les épreuves surmontées
le concerto d’automne
nous propose de l’écouter
d’accepter l’idylle surprise
au milieu des accords
pour poser nos notes colorées
sur la partition de nos deux cœurs
afin de construire à quatre mains
notre concerto des quatre saisons
Texte et photo Daniel Margreth
En savoir plus sur Jour et Nuit
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Tres joli texte, merci.🌷
J’aimeAimé par 1 personne
Merci Anne !
J’aimeJ’aime