28 novembre 2024.
Dans l’émotion ultime
des regards croisés
sur la nudité des rêves juvéniles
à l’instant décisif du matin frileux
il y avait tout le silence feutré
des renoncements définitifs
Ce que l’on regrette
à chaque respiration du cœur
dans l’innocence de la pensée
trahie par les souvenirs des autres
c’est le rappel de notre propre trahison
pour les engagements pris
et abandonnés sur le bord du chemin
Le temps est tellement différent
entre nos décisions immédiates
et les réflexions transversales
dont nous avons besoin
pour comprendre les mots
qui nous échappent dans le silence
des maux insomniaques
enfouis dans le labyrinthe obscur
des blessures de l’enfance
Écoute mon cœur meurtri
er ne soit pas trop loin du soleil levant
il me faut encore vivre un peu
dans tes rayons multicolores
dans tes yeux amoureux
ma main est tendue vers toi
pour t’aider avec tendresse
pour t’aimer avec chaleur
écoutons nos cœurs orphelins
vivons heureux ensemble
avant le soleil couchant
Texte et photo Daniel Margreth
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Beaucoup de sensibilité et de profondeur dans ce poème. Bonne journée à vous 🙂
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Merci Gyslaine !
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Ces moments difficiles où l’égocentrisme a oublié de partager des deux côtés.
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Merci Alain ! Il arrive toujours, le temps des bilans et le miroir du passé n’est pas facile à observer avec l’indulgence
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Et pourtant le miroir est au centre des deux faces
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