2026.
05/06/2026.
dans le silence du désert
sur les traces du temps passé
il ne faut pas se perdre
au point de non-retour
là où la chaleur mortelle fait signe
à l’homme qu’il s’est égaré
dans ses propres rêves
les mots manquent dans le chaos
pour revivre les aventures imaginées
entre des orages absents
à l’instant même où les yeux se ferment
pour écrire peut-être en silence
un tout dernier message
dans la pénombre de la vie
c’est bien noté dans le labyrinthe
et la torpeur des pyramides de sable
les hommes pleurent
avec comme témoin muet le vent qui se lève
pour effacer le chemin derrière eux
et sa trace éphémère
ils sont dorénavant seuls
telle est la réalité désordonnée
des larmes versées
sur l’absurdité de l’horizon frémissant
en pure perte
pour finalement oublier la nudité du destin
devant la dérobade du temps
à l’heure du départ
Texte et photo Daniel Margreth
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