2026.
06/06/2026.
dans le couloir de gauche
dans les espaces naturels de la folie
je file trop vite pour espérer
avoir le temps
il n’est peut-être pas encore venu
ou est déjà fini
une histoire intime
sans queue ni tête de division
pour empêcher la vision d’un instant de liberté
dans le virage de droite
au fond du palais des maîtres
j’entends derrière les mots
d’une douceur infinie
les premières larmes parfumées
de haine accumulée contre les pauvres
les boucs émissaires
doivent faire oublier la réalité
de la main secrète des puissants
dans l’espace sinueux du centre
entre les courants contraires
l’eau tiède tourne en ronde infantile
comme un entre deux du temps
qui envahit lentement
les âmes fatiguées
de la promesse illusoire
pas de réconciliation possible
entre le lion et la proie désignée
hors des couloirs et hors des lignes
constamment entre le début et la fin
vivent des mots libres
mon oreille les entend
mes yeux les voient
mon cœur les imagine
un partage équitable de joies et de peines
le meilleur est toujours à construire
ensemble sans peur ni haine
juste à nous de le remplir d’amour
sans limite
Texte et photo Daniel Margreth
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