2026.
09/06/2026.
dans la folie intense
de la dernière escapade hors du temps
je ne renonce à rien
de la poésie au bout des doigts fébriles
étincelante au fond du lit
jusqu’à l’ombre dévorante du soleil levant
face aux urgences du passé
il faudrait bien plus qu’un écran noir
dans la blancheur des larmes
pour enfermer la vie
même dérisoire
derrière les barreaux d’une prière sans fin
prononcée malgré l’absence d’humanité
et les silences coupables
c’est dans la pénombre
des matins fragiles que je veux vivre
mes yeux éblouis par le premier parfum
qui passe trop vite disparu
le regard heureux et sans malice
juste un peu de fraîcheur matinale
pour rester éveillé
sans le moindre commentaire
oui c’est ce rêve éphémère dont je te parle
tous les jours
pour conjurer les maux d’hier
et les larmes qui coulent
il me laisse épuisé sur le talus pour n’entendre
finalement
que l’appel dérisoire des mots d’un vagabond
mon reflet méconnaissable
Texte et photo Daniel Margreth
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Superbe…Merci Daniel…
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Merci Barbara et bonne fin de journée !
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