2026.
Ecrit le 06/08/2026.
j’ai encore le goût du café noir
dans ta bouche
la sensation d’un plaisir infini
dans ton cerveau
le silence feutré des mots
sous tes doigts
c’est à cause d’un décalage
d’une faille dans ma tête
d’un temps hors de l’instant
qui brouille le message
tu as encore l’image du passé
dans mes pensées
ton émotion désespérée d’un hier
sublimé
le silence étrange de mes doigts
disparus
c’est à cause d’un décalage
d’une faille dans ta tête
d’un temps hors de l’instant
qui brouille le message
j’ai encore le rêve insouciant
de l’avenir
l’imaginaire d’un adolescent
attardé
l’envie insolente d’abandonner
les larmes
c’est à cause d’un décalage
d’une faille dans ma tête
d’un temps hors de l’instant
qui brouille le message
tu as encore l’audace de vivre
maintenant
d’imaginer les plaisirs inavoués
de l’instant
malgré la conscience des limites
de ton temps
c’est à cause d’un décalage
d’une faille dans ta tête
d’un temps hors de l’instant
qui brouille le message
le goût du passé
celui du café noir
du rêve insouciant
de l’audace de vivre
du plaisir infini
d’un hier sublimé
de l’adolescence
à nos envies inavouées
c’est à cause d’un décalage
d’une faille dans la tête
d’un temps hors de l’instant
qui brouille le message
les voix muettes
à cet instant
de notre destin
les larmes
abandonnées
sans conscience
du temps perdu
désormais
c’est à cause d’un décalage
d’une faille dans nos têtes
d’un temps hors de l’instant
qui brouille le message
Texte et photo Daniel Margreth
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