2026.
Ecrit le 20/08/2026.
l’orage se profile déjà tout près
précédé d’un fort coup de vent
les premières gouttes éparses tombent
rapidement c’est un déluge
qui transforme le chemin
en torrent de boue
on se croit capable de tout affronter
avant de subir les soubresauts du temps
mais quand la foudre est au-dessus
on ne pense plus à rien d’autre
que se mettre à l’abri au plus vite
que se protéger au mieux de la furie
imprévue
c’est un mélange de sentiments
qui traversent la tête en mode survie
les réflexes fonctionnent à fond
trouver le bon chemin
quitter la crête
tout de suite
descendre
le rocher qui tremble
descendre
le sentier détrempé
descendre
et garder la tête froide
pour ne pas tomber
descendre
malgré la boue
qui dévale le chemin
en même temps
s’éloigner enfin de la crête
se sentir mieux
se concentrer encore
avant la cabane convoitée
celle du berger croisée ce matin
avant de grimper
enfin l’apercevoir
encore un effort
sous la pluie qui ruisselle
je suis trempé de la tête au pieds
j’avance le regard fixé
vers la cabane
j’y suis presque
je suis enfin à l’abri
un bonheur infini
d’être sain et sauf
dehors l’orage gronde encore
la pluie est toujours intense
j’enlève mes chaussures
et mes vêtements trempés
J’enfile un polaire tiré du sac
je m’allonge pour me reposer
sur la paillasse de l’abri
un peu plus tard j’ouvre les yeux
l’orage est fini
plus un bruit
le soleil brille de nouveau
mes vêtements sont encore mouillés
je les enfile dans leur état
je reprends le chemin du retour
au point de départ de la randonnée
le sourire est revenu sur mon visage
dans ma tête il ne restera
que d’heureux souvenirs
Texte et photo Daniel Margreth
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