12 novembre 2023.
c’est donc dans ce café que j’écris
tout me parle en silence encore ici
j’entends les souvenirs des fauteuils
usés par les confidences des deuils
les sentiments avoués avec prudence
ou les séparations dans la souffrance
les familles fracturées d’un mot
dans la douleur brutale des maux
le monde démoniaque des amants désunis
est toujours présent dans les amours finis
seuls les écrits restent bien après eux
pas de place dans les rêves malheureux
des amoureux séparés par leur peine
loin de la fureur des corps qui s’aiment
mes yeux aveuglés respire l’espérance
les échos se brouillent dans leur danse
puis je avoir l’accès direct aux pages
sans écrire toutes les paroles de rage
regarder la poésie s’échapper de mes doigts
et de mes funestes pensées en désarroi
en finir de la souffrance qui me possède
pour enfin entendre ta voix qui m’aide
et sortir de ce café lentement construit
pour ne vivre que les humeurs d’autrui
protège moi aussi de mes tendres démons
prends ma main et sur le chemin partons
ensemble sans les bruits furieux du monde
construisons nous avec nos pensées vagabondes
Photo et texte copyright Daniel Margreth.
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superbe !
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Merci Michèle !
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