Le prisme  

8 février 2024. 

au cœur du prisme  
dans la noire brisure 
au-delà de nos vies 
les yeux aveuglés  
par le flash cadencé  
nous survivons à peine  

tandis que nous attendons  

terrés comme des rats affamés  

la petite musique de la guerre  

nous poursuit malgré le dégoût  

au cœur du prisme
dans la noire brisure
au-delà de nos vies 

je sens toujours ton odeur 

dans l’air désolant du manque  

le bruit des éclats rythme la nuit  

dehors le temps crie au secours  

les yeux aveuglés  
par le flash cadencé  
nous survivons à peine 

le prisme a déformé les pensées  

les hommes ont trahi leurs idées  

ils voyagent sur la terre qui brûle  

le suicide est devenu le dernier cri  

au cœur du prisme  
dans la noire brisure 
au-delà de nos vies 
les yeux aveuglés  
par le flash cadencé  
nous survivons à peine  

ta main tremble sur ma peau nue  

ton souffle court après la pénombre  

tu racontes le monde qui disparait  

au dernier tremblement voluptueux 

au travers du prisme  
dans la noire brisure  
au-delà de nos vies  
les yeux indifférents 
sous le flash saccadé 
nous n’existerons plus 

Texte et photo copyright Daniel Margreth


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Daniel Margreth

Jour et Nuit. Des nouvelles d'ici et d'ailleurs. Photoreportages, Billets d'humeur, Art et Culture.

2 réflexions au sujet de « Le prisme   »

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