Je déserte  

26 février 2024. 

un matin comme les autres  

un café devant les yeux  

un blues hivernal  

et puis le son des caresses furtives  

dans les souvenirs d’autres  

sur la surface imbécile du temps  

qui file de mémoire en absence  

et puis le son de la radio parle 

place publique va t’en guerre du jour  

encore un qui veut en découdre  

décidément dans cette folie collective 

je déserte le monde de la peur  
je veux vivre au soleil radieux  
sentir ta caresse sur ma peau nue  
m’éblouir de te voir heureuse  
comme tous mes frères humains 

il y a déjà trop de sang et de larmes  

trop de bruits et de silences 

trop de haines et de colères  

trop de bombes et de morts  

trop de dividendes et de misérables  

le monde est devenu un spectacle 

démoniaque  

dont nous sommes les marionnettes 

désarticulées  

les jouets inconscients de la folie  

de quelques uns  

leurs yeux sur le profit calculé de nos peurs  

d’un blues permanent  

d’un matin sans lendemain  

je déserte le monde de la peur  
je veux vivre au soleil radieux  
sentir ta caresse sur ma peau nue  
m’éblouir de te voir heureuse  
comme tous mes frères humains 

Texte et photo copyright Daniel Margreth


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Daniel Margreth

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4 réflexions au sujet de « Je déserte   »

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