2025.
mon temps se perdait
dans l’infini limite des pensées
juste à la ride brisée d’un regard dans le passé
comme si la profonde crevasse
à la surface de la peau
ne voyait plus aucune raison
d’un dernier lever de rideau
avant la pirouette finale
dans son aléatoire programme
je savais déjà la peur de vivre
dans ce monde ignoble
non seulement il ignorait ma douleur innocente
mais il me tenait responsable
d’en être la victime expiatoire
mon temps se perdait
derrière les yeux de l’enfance
à chaque moment du rêve oublié dans le noir
juste au détour d’un regard meurtri
comme si la raison s’écroulait là
dans l’instant imprévu du remord impossible
que je reconnaissais depuis si longtemps
même si je faisais semblant d’aimer
tout en redoutant les mirages perdus
Un jour j’ai croisé un autre temps
celui de tes yeux silencieux
que j’ai suivi dans les nuages bleus
ton sourire bienveillant
tes paroles généreuses malgré ton propre drame
après tant de souffle d’amour échangé en quelques heures
j’ai vécu le vertige brutal d’un instant de peur
maintenant nous vivons les moments de notre amour intense
de notre émouvante découverte mutuelle
de notre belle aventure humaine
de notre renaissance inespérée
nous vivons à présent dans notre temps
Texte et photo Daniel Margreth
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Très beau Daniel…
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Merci Barbara !
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