2026.
30/06/2026.
au fond du jardin des rêveurs
les mots innocents posés sur le papier
comme des fantômes silencieux
d’un passé révolu
cherchent un chemin éphémère
vers le cœur supposé d’un lecteur
qui les emmènera hors du temps perdu
là-bas où des yeux en larmes retenues
brilleront dans la nuit
juste éclairée pour lui
au temps libre
des mots errants
rien ne peux arrêter l’écriture
c’est la loi du temps
de l’instant
ils dansent sur le clavier invisible
sous les doigts hésitants qui attendent
dans la bousculade de l’inspiration
pour que tout soit posé
et pouvoir les lire enfin
le miracle matinal
se répète sans fin
j’en suis à la fois l’acteur
le metteur en scène et le premier lecteur
victime consentante depuis si longtemps
de la folie inoubliable des rêves
juste posés sur le papier imaginé
pour voir si un improbable suivant
éclairera la nuit suspecte
qui revient toujours
Texte et photo Daniel Margreth
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