2026.
Écrit le 17/09/2026.
dans la fraîcheur matinale
tout à ma passion silencieuse
pour les mots murmurés par le vent
à mon oreille attentive
le temps efface petit à petit
le parfum des rêves abandonnés
de l’enfance innocente
ainsi le paysage grandiose imaginé
devient un chemin éphémère
de plus en plus étroit
de silences protecteurs
de larmes inutiles
où j’essaie en vain
de retenir les souvenirs
les plus précieux
pour ne pas me perdre en route
heureusement qu’il y a encore
les mots vagabonds
pour briser la solitude éternelle
au détour muet d’un autre horizon
tout aussi illusoire
mais qui me conduit au plaisir infini
face aux étoiles indécentes d’éternité
malgré la mortelle finitude
qui crucifie en silence
l’humanité
dans la nuit qui approche
j’aperçois les lumières sauvages
qui envahissent le ciel aveugle
dès la pénombre venue
il reste combien de mots errants
avant d’essuyer
mes dernières larmes
dans l’obscurité
en silence
Texte et photo Daniel Margreth
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Merci…
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