2026.
Ecrit le 23/09/2026.
puisque le rythme du temps
dans nos regards d’enfants
est comme l’immensité
de vagues incessantes
une mélodie douce
jour et nuit
que rien ne peut interrompre
pas même nos cauchemars infantiles
nous n’avons plus besoin
de le regarder pour le voir
filer entre nos doigts fébriles
à chaque instant de plaisir partagé
le temps s’écoule lentement
pour reprendre son rythme endiablé
entre les baisers
d’orages oubliés
et les pluies de larmes
évaporées
jusqu’à l’absence cruelle et silencieuse
où le son rythmé des mots innocents
nous rapproche d’elles
les vagues incessantes
encore présentes dans la mémoire
de notre enfance lointaine
le temps n’efface pas l’essentiel
la légèreté déchirée du rêve
le temps des promesses
imprudentes
les yeux aveuglés
par l’éclat des étoiles
dont l’éternité nous fascine
le chemin n’est que la trace indélébile
d’instants intimes
de vagues incessantes
d’âmes seules
à la recherche d’un plaisir
partagé
Texte et photo Daniel Margreth
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